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samedi 4 novembre 2017

Il le fallait !



Il le fallait.
Nous étions au cœur de l'automne. Il fallait que je récidive cette année.

Les photos graphiques sont un de mes plaisirs photographiques les plus irrésistibles; même lorsque le résultat est décevant, je prends une photo.
En l'occurrence, mon sujet de prédilection du jour ne faisait pas vraiment partie de cette catégorie d'images plus ou moins ratées.
Sur une base de ciel grisâtre, les feuilles des arbres apparaissent sombres et inintéressantes.
Un jour de novembre 2016, j'eus la curieuse idée de volontairement et largement surexposer des images en contre-plongée de feuilles d'érable au sommet de leur rougeur.
L'image qui en résultat trône maintenant en bonne place dans le panthéon de mes meilleures photos.

Nous étions au cœur de l'automne 2017. Nous étions sous un chêne rouge. Il fallait que je récidive.

Bien que mes deux compagnons du jour, deux amis toujours compréhensifs quant à ma lubie photographique, ainsi que moi-même, avions l'intention de passer un moment ensemble, je ne pouvais pas résister.
Cette belle découpe, comme une dentelle végétale.
Ces nuances de vert, d'orangé, de jaune... Et même d'un peu de rouge !
Ce beau ciel presque blanc !
Et ce pauvre appareil photo réclame de nouvelles images...


Il le fallait !


Je suis faible...

mardi 16 août 2016

Ombres et lumières alençonnaises...



Peut-être ne m'avez-vous pas cru quand je vous ai dit, jadis, qu'Alençon était une ville de vert et d'eau ? En voici la preuve en image et en reflets aquatiques.
Certes, le vert ici n'est que suggéré par les bords de l'image, mais incontestablement vous ne pourrez plus le nier : Alençon est une ville d'eau. Arpenter les bords de Sarthe un jour d'été vous en convaincrait assurément. C'est ce que je faisais au moment de prendre cette photo. Oh, bien sûr, il y a les "trucs" des photographes pour magnifier le quotidien, pour faire resplendir un regard qui, au départ, n'est que très banal.
Mais comme beaucoup de bons photographes vous le diraient, il n'y a que deux types de personnes qui peuvent s'ébahir devant ce qu'elles voient aux détours des rues d'une ville :
D'abord, le touriste, celui qui n'arpente ces rues qu'une fois l'an au mieux. Celui-ci sera d'autant plus émerveillé que l'endroit qu'il visite ressemble peu à sa ville de résidence.
Et puis, il y a le vieux briscard. Celui qui arpente la ville depuis des dizaines d'années. Celui qui, à force de laisser traîner son regard sur des bâtiments qu'il connait depuis sa tendre jeunesse, finit par tellement les connaître qu'il redécouvre incessamment la façon de les voir, avec presque un œil neuf et pourtant sa connaissance aiguë du terrain, des ruelles obscures et des portes dérobées cachées un peu partout.

Celui qui habite la ville depuis quelques années comme celui qui n'a jamais exercé son œil dans sa propre ville ne verra assurément pas son habitat avec cet émerveillement. Voyant sa ville comme un simple décor devant lequel il passe et repasse sans y prêter attention, il ne verra ni les merveilles nichées dans les murs, ni les reflets sur l'eau, ni les jeux d'ombre et de lumière pourtant sous son nez.

C'est pourquoi il est plus qu'urgent, de nos jours, que chacun prenne le temps d'observer Alençon avec un regard neuf.
Que l'on soit simple visiteur occasionnel de la Cité des Ducs ou qu'on fasse partie du décor citadin à force de l'avoir fréquentée, Alençon est une ville au potentiel de beauté presque illimité !



... A condition d'ouvrir les yeux.

mercredi 28 octobre 2015

Petit addendum à retardement...

Alençon, le 25 Octobre 2015

(Non, je ne publie pas le jour même.)
Dans un (pas tellement) ancien billet, j'aimais évoquer le caractère unique de la ville d'Alençon, entre eau et verdure.

Je n'aime pas revenir sur mes billets. Ni pour remanier mes textes ni pour changer la moindre image.
C'est pourquoi je vous invite à relire exceptionnellement le billet "De vert et d'eau" après avoir contemplé tout votre saoul cette photo ci-dessus.

Mais j'ai aussi un petit addendum à ajouter ici, une peur à partager :

Ce que j'ai écrit sur cette ville, je le réécrirais sans hésiter, même les quelques griefs que je porte à son égard. Car bien qu'aimant profondément Alençon, je n'oublie pas combien elle a pu être délaissée au profit de quelques égos carriéristes... Ou simplement délaissée comme on délaisse un vieux jouet qui n'apporte finalement plus satisfaction avant d'être enfoui dans le carton de l'indifférence, si je puis oser une métaphore digne d'un poète du déménagement.

Je me suis toujours beaucoup plu à Alençon. J'y réside depuis aussi loin que mes souvenirs portent - et ils portent très loin.
Mais au fil des années, j'ai vu tous mes amis, tous mes cousins, toutes mes cousines.... des familles entières même, quitter Alençon.
Parce que cette ville ne propose pas (ou si peu) d'avenir pour ceux qu'on appelle "jeunes".


Pourtant, à relire ce billet dont je vous parle plus haut, la situation paraît tellement plus idyllique. En tout cas presque souhaitable.
Car c'est un fait, j'aime Alençon. Du fond du cœur.
Et c'est parce que j'aime cette petite ville, à taille humaine, que je suis inquiet pour son avenir. Que je crains chaque jour davantage pour son avenir.

Si Alençon peut encore être un endroit où il fait bon vivre, il faudrait cependant ne pas trop rêvasser. Moi qui rêve chaque jour que Dieu et Diable font, comprenez que cela me coûte d'avancer ceci.
Alençon a perdu ses jeunes. Elle a perdu un semblant d'attrait pour ces derniers. Ils ne veulent presque jamais faire leur vie ici.
Qu'arrivera-t-il quand les autres auront passé de vie à trépas ? Que restera-t-il ?