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mercredi 12 juillet 2017
Une promenade en barque...
Une promenade en barque.
Tout alençonnais qui se respecte a déjà arpenté les bords de la Sarthe durant les beaux jours et probablement aussi rêvé qu'un jour il puisse naviguer sur ses eaux calmes.
Or, alors que le printemps moribond laissait précocement la place à un été de feu, une telle occasion s'est présentée à moi. Depuis quelques temps, un auto-entrepreneur propose des tours en barque sur la Sarthe à tous les badauds avides de redécouvrir leur ville. Il n'en fallait pas plus pour me voir embarquer en cette journée de feu, fin juin.
Ainsi, assis au milieu de la barque, discourant avec le capitaine de la modeste embarcation des beautés de la nature, de photographie et de bonne chère, je savoure un moment de grâce. Il n'y a pas de nuages froid dans le ciel, juste l'ombre plaisante des rives, les jeux de lumière sur l'eau et le plaisir d'échanger, loin de l'agitation du quotidien... Alençon est une cité féerique pour quiconque sait l'observer. Et, alors que nous longeons sans un bruit l'arrière de la Rue des Tisons, j'avise un groupe d'arbres et leur reflet dans l'eau.
Plus encore, j'avise les troncs élancés de ces habitants des rives et déclenche la prise de vue.
Un léger vent caresse avec tendresse mes joues à cet instant. Un couple de demoiselles ailées se forme à ma droite. Soudain, le pilote de l'embarcation se fait piquer par un taon. Grommellements.
Aussi étonnant qu'il paraisse, nous n'entendons que les oiseaux chanter, les insectes vrombir et la barque fendre les eaux paisibles de la Sarthe.
Je refais quelques photos, alternant entre contemplation béate et réflexions photographiques.
Deux pêcheurs nous saluent.
A l'endroit de la Fuie des Vignes, nous sommes comme à la campagne.
Le temps suspend son vol.
dimanche 16 octobre 2016
De l'autre côté du Miroir...
Quelques jours après cette révélation en pleine tourmente psychique, je prenais l'air à Alençon, essayant de me détendre, de calmer cette tension intérieure insupportable qui m'étreignait.
Alençon est une ville particulièrement surprenante, même pour celui qui arpente ses rues depuis plus de vingt ans. Plus on ouvre l’œil, plus on y découvre d'étranges décors, me dis-je, en pleine Fuie des Vignes.
Sortant de la dite Fuie en direction de la rue éponyme pour rejoindre les bords de Sarthe, je réajustai ma veste. En effet, l'air se rafraîchissait de jour en jour. L'automne était bien présent et même si nous avions encore de beaux jours par moments, tout Alençon savait que, bientôt, il serait temps de ressortir les écharpes et les manteaux épais pour affronter la longue période hivernale, période d'autant plus longue qu'en Normandie, le ciel n'était pas toujours clément pour les Alençonnais qui passaient souvent des semaines entières sans voir le soleil.
Me promenant comme à mon habitude sur les bords de Sarthe, je m'arrêtai un instant dans un de ces vieux lavoirs délabrés, témoignages d'un autre âge. Mes parents m'ayant conseillé de compenser ce vide récent par de la photographie, je me pris au jeu de faire un cliché des reflets de la Sarthe. Il y avait en effet le reflet d'une lueur au cœur des nuages qui m'intriguait et me fascinait.
Lorsque j'aperçus l'image sur l'écran de prévisualisation, je ressentis un curieux malaise.
Je ne sus cependant pas ce que tout cela pouvait bien signifier...
Comme un appel, de l'autre côté du miroir...
mardi 16 août 2016
Ombres et lumières alençonnaises...
Peut-être ne m'avez-vous pas cru quand je vous ai dit, jadis, qu'Alençon était une ville de vert et d'eau ? En voici la preuve en image et en reflets aquatiques.
Certes, le vert ici n'est que suggéré par les bords de l'image, mais incontestablement vous ne pourrez plus le nier : Alençon est une ville d'eau. Arpenter les bords de Sarthe un jour d'été vous en convaincrait assurément. C'est ce que je faisais au moment de prendre cette photo. Oh, bien sûr, il y a les "trucs" des photographes pour magnifier le quotidien, pour faire resplendir un regard qui, au départ, n'est que très banal.
Mais comme beaucoup de bons photographes vous le diraient, il n'y a que deux types de personnes qui peuvent s'ébahir devant ce qu'elles voient aux détours des rues d'une ville :
D'abord, le touriste, celui qui n'arpente ces rues qu'une fois l'an au mieux. Celui-ci sera d'autant plus émerveillé que l'endroit qu'il visite ressemble peu à sa ville de résidence.
Et puis, il y a le vieux briscard. Celui qui arpente la ville depuis des dizaines d'années. Celui qui, à force de laisser traîner son regard sur des bâtiments qu'il connait depuis sa tendre jeunesse, finit par tellement les connaître qu'il redécouvre incessamment la façon de les voir, avec presque un œil neuf et pourtant sa connaissance aiguë du terrain, des ruelles obscures et des portes dérobées cachées un peu partout.
Celui qui habite la ville depuis quelques années comme celui qui n'a jamais exercé son œil dans sa propre ville ne verra assurément pas son habitat avec cet émerveillement. Voyant sa ville comme un simple décor devant lequel il passe et repasse sans y prêter attention, il ne verra ni les merveilles nichées dans les murs, ni les reflets sur l'eau, ni les jeux d'ombre et de lumière pourtant sous son nez.
C'est pourquoi il est plus qu'urgent, de nos jours, que chacun prenne le temps d'observer Alençon avec un regard neuf.
Que l'on soit simple visiteur occasionnel de la Cité des Ducs ou qu'on fasse partie du décor citadin à force de l'avoir fréquentée, Alençon est une ville au potentiel de beauté presque illimité !
... A condition d'ouvrir les yeux.
vendredi 12 août 2016
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