Une histoire d'inspirations...

Ce blog de textes a beau être issu de mes fantaisies personnelles, il n'en reste pas moins inspiré ou carrément détourné d'histoires et éléments, fictionnels ou non, bien antérieurs à mes écrits.

Il est donc dans le but de cette page de rendre un hommage particulier à ceux qui inspirèrent ces billets.

À tout seigneur, tout honneur, John Ronald Reuel Tolkien, dit J.R.R. Tolkien ou le Professeur Tolkien, m'a bien sûr inspiré en différentes occasions, la plus incontestable étant celle du billet Au bord de l'Etang, consistant pour les connaisseurs, en une introduction apocryphe au premier chapitre du Seigneur des Anneaux, reprenant certaines des formulations du Professeur Tolkien lui-même.

De même, L'éloge funèbre du sorbier, reprend assez fidèlement le principe d'un poème entique chanté par Fangorn aux hobbits Meriadoc et Peregrin, et dont les deux premiers vers (entendus dans la version longue du film "Les Deux Tours" de Peter Jackson) sont le point de départ de l'éloge funèbre du sorbier. La lenteur de récitation est de rigueur pour bien sentir ce que peut être un poème entique.

Il est aussi assez évident, pour qui connait l'univers du Professeur Tolkien, que le billet Un pour le Seigneur Ténébreux, sur son sombre trône fait également partie de ces billets fortement imprégnés de ce que Tolkien a pu apporter comme nourriture à mon imaginaire. Toutefois, l'idée de faire de l'Elfe Celebrimbor le créateur de tous les anneaux est inspiré par le jeu vidéo La Terre du Milieu : Les Ombres du Mordor, où l'idée que cet Elfe ait pu créer l'Unique est clairement sous-entendue.

Moins évidente pour ceux dont la connaissance des ouvrages du Professeur Tolkien se limite à Bilbo le Hobbit et au Seigneur des Anneaux, est la référence à son univers dans Glaurung, Smaug... et les Petits Vers !

Il me paraît également crucial de noter que mon quatrième billet le plus lu à ce jour, A l'ombre de la Fracture de l'Horloge, est ni plus ni moins qu'une reprise assez précise de l'univers d'un des meilleurs jeux d'aventure en point&click depuis l'invention de l'ordinateur, j'ai nommé The Longest Journey. Il s'y trouve plusieurs reprises de dialogues de son prologue, remises un peu à mon goût du temps...

Le billet sans doute le plus obscur pour les non-initiés à ce magnifique univers de jeux de rôle qu'est The Elder Scrolls, je veux parler bien sûr de Les punaises Cendrelave, entre mythe et réalité est effectivement une autre référence directe à d'autres jeux parmi mes favoris : Morrowind, Oblivion et Skyrim. Il s'agit toutefois d'une référence moins directe que pour d'autres billets puisque point de gendarmes dans ces jeux vidéos, et encore moins de gendarmes daedriques par conséquent.

Autre référence à l'univers des Elder Scrolls, le billet intitulé L'Edda de Bordeciel : La Réclamation de Thraïn., reprenant références aux divinités du panthéon des nordiques que le cinquième opus des Elder Scrolls aborde et imitations du style propre à l'Edda poétique des véritables peuples vikings, ainsi qu'un petit clin d'oeil à l'univers du professeur Tolkien via le nom du héros, Thraïn, toutefois certainement issu plus ou moins directement des mythologies scandinaves desquelles le professeur Tolkien s'est inspiré.

Tel un leitmotiv, ces quelques mots qui reviennent sans arrêt, ces mots qui rythment plusieurs billets et bien sûr une excellente série de livres et de téléfilms, je veux parler de "L'Hiver vient" ou "Winter is Coming" en anglais, sont une référence directe à l'univers de George R.R. Martin, la série du Trône de Fer, ou "La geste de la Glace et du Feu", en traduisant la version originale correctement. On trouve des allusions évidemment dans le titre de L'Hiver vient, mais aussi dans la thématique et les vers de fin de Le présent de Njord ou dans l'histoire complète intitulée Au cœur de l'Hiver où ce pauvre Sam se trouve en mauvaise posture.

Mais Les rêveries de Tonton Poil virent parfois au cauchemar, comme ce jour de janvier qui vit naître le billet le plus lu à l'heure actuelle en ces lieux, j'ai nommé Le mercredi banal de Gilles, illustré par la seule image ne m'appartenant pas (est-il utile de le préciser à l'heure actuelle ? En tout cas ceci est fait). Une autre référence à cet événement apparaît dans Sed fugit interea, fugit inreparabile tempus. Ne me demandez pas où, cherchez un peu, que Diable ! Car parfois le quotidien fournit des sources d'inspiration extraordinaires... Quelques fois à notre plus grand dam.

Enfin, il est de bon ton de noter que les billets où pavanent gargouilles et statues tels que Les hurlements des damnés, Les damnés de la pierre, La lamentation de Saint Jean et d'autres à venir sont des inspirations directement issues de la forte impression sur l'imaginaire que laisse la contemplation des sculptures de la basilique Notre-Dame d'Alençon, à Alençon donc, chef-lieu de l'Orne. La lamentation de Saint Jean est, elle, issue d'une légende locale qui se retrouve dans certaines villes de Normandie, suite à la Saint Barthélemy.


Et les autres billets, me direz-vous ? Eh bien leurs sources d'inspiration sont variées, et beaucoup plus floues à mes yeux. Religion, croyance, impressions du quotidien, inspirations venues de personnages bien réels de mon quotidien, beauté de la nature, imagination débridée, et même un titre me tombant dessus à la suite d'une soirée à regarder Dr House ( C'est un lupus !), sans trop de rapport avec le schmilblick que le jeu de mots.

Bien sûr certains thèmes tels que l'Hiver, le Temps, les âmes damnées, les lutins et autres esprits de la nature, surgissent parfois d'eux-même sans trop de raisons.
Quoi qu'il en soit, ces inspirations ne valent que l'intérêt que vous leur portez. Il est possible d'apprécier ces textes sans vraiment savoir d'où ils viennent, et a fortiori de les détester.

Néanmoins il peut être bon de rappeler que l'écriture ne vient pas de nulle part, qu'il existe toujours une origine intellectuelle à l'idée que développe quelqu'un. Tout vient de quelque part, même chez vos artistes préférés.
N'ayant guère l'orgueil de me prétendre artiste pour si peu, il est évident que mes inspirations en sont d'autant plus inévitables. Rien ne se crée à partir du néant, et comme ce résumé vous le montre, c'est très vrai pour Tonton Gilles, ici présent.

Je n'insisterai pas trop sur la nécessité de ne pas voir en ces inspirations du plagiat : je mets une partie de mon imagination au service de ce qui me fait rêver et que je me plais à tenter de développer à ma façon. Le plagiaire n'utilise jamais son imagination dans le but d'écrire une histoire mais uniquement dans le but de camoufler tant bien que mal son forfait.
J'aime les histoires du Professeur Tolkien, j'aime The Longest Journey, j'aime les Elder Scrolls, j'aime le Trône de Fer, et c'est pourquoi les histoires que je raconte sur ces thèmes disposent d'éléments uniques que je n'ai récupérés nulle part ailleurs, sinon dans le terreau fertile où se décomposent les éléments de mon imaginaire.



1 commentaire:

  1. Belle explication, en fait, un de tes meilleurs textes, techniquement parlant.

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