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samedi 4 novembre 2017

Il le fallait !



Il le fallait.
Nous étions au cœur de l'automne. Il fallait que je récidive cette année.

Les photos graphiques sont un de mes plaisirs photographiques les plus irrésistibles; même lorsque le résultat est décevant, je prends une photo.
En l'occurrence, mon sujet de prédilection du jour ne faisait pas vraiment partie de cette catégorie d'images plus ou moins ratées.
Sur une base de ciel grisâtre, les feuilles des arbres apparaissent sombres et inintéressantes.
Un jour de novembre 2016, j'eus la curieuse idée de volontairement et largement surexposer des images en contre-plongée de feuilles d'érable au sommet de leur rougeur.
L'image qui en résultat trône maintenant en bonne place dans le panthéon de mes meilleures photos.

Nous étions au cœur de l'automne 2017. Nous étions sous un chêne rouge. Il fallait que je récidive.

Bien que mes deux compagnons du jour, deux amis toujours compréhensifs quant à ma lubie photographique, ainsi que moi-même, avions l'intention de passer un moment ensemble, je ne pouvais pas résister.
Cette belle découpe, comme une dentelle végétale.
Ces nuances de vert, d'orangé, de jaune... Et même d'un peu de rouge !
Ce beau ciel presque blanc !
Et ce pauvre appareil photo réclame de nouvelles images...


Il le fallait !


Je suis faible...

mardi 4 juillet 2017

Question de préférence...


Même les photographes touche-à-tout ont leurs préférence...

Le samedi 6 mai 2017, je m'étais embarqué dans une camionnette du centre social de Courteille pour une destination fort loin de ma Normandie natale : l'Extrême-Orient. Enfin, plus exactement le plus grand parc japonais d'Europe, sis à Maulévrier, près de Cholet. Toute une aventure pour le photographe timide et pantouflard que je suis.

Maulévrier. Un parc immense aux accents asiatiques, essentiellement japonais.
Notre club photo s'est dispersé dans les divers chemins du parc. Quelques groupes informels d'amis se créent spontanément, en fonction des affinités et se dissolvent quelques minutes plus tard à l'occasion de points de vue à photographier laissant les uns derrière et les autres devant.

Je sais ce que tout photographe est censé faire dans un parc comme celui-là. L'exercice du jour se prête merveilleusement bien à la photo de paysage; c'est après tout vers un paysage rare que le club photo avait décidé de converger.
Aussi, comme l'ensemble de ses membres, je m'applique à prendre des photos du parc.
Le temps est encore grisonnant de ce matin. Nous sommes en milieu d'après-midi et le soleil commence à peine à percer. C'eût été de toute façon une perte de temps de rester à Alençon, où des trombes d'eau ininterrompues tombèrent toute la journée.

Un ciel gris uniforme n'est que rarement une bonne nouvelle pour un photographe paysagiste. Il peut cependant être une aubaine pour d'autres photographes.
Comme je l'ai dit, j'ai mes préférences. Une de mes préférences est de prendre en photo des branches et feuilles d'arbres surexposés sur fond blanc.
Puisque cette esthétique très japonisante se prête bien au thème de la journée, j'avise un arbre bourgeonnant, effectue mes réglages et déclenche.
L'écran de prévisualisation me satisfait pleinement; cette photo entrera dans mes préférées.





Un mois plus tard, au sein de notre centre social, nous visionnons une sélection d'une dizaine de photos par personne de cette fameuse sortie à Maulévrier.
En voyant ma photo, le professeur du club s'exclame :

Ah ! C'est bien Tonton Gilles, ça !